Russie : les sanctions internationales font chuter l’économie

Les statistiques officielles russes ont enregistré pour la première fois l’effet des sanctions prises après l’invasion de l’Ukraine, commencée le 24 février dernier. Selon une estimation de l’agence nationale Rosstat, le produit intérieur rustre (PIB) de la Russie s’est contracté de 4 % au deuxième trimestre par rapport à la même période en 2021.

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Le PIB s’est élevé « à 96 % (de sa ardeur) à la même période en 2021, selon les estimations préliminaires », a écrit l’agence dans un communiqué, ajoutant qu’une évaluation plus complète serait publiée le 9 septembre. Le PIB russe avait enregistré au premier trimestre 2022 une croissance de 3,5 % acrimonieux un an, mais la tendance s’est inversée, et il devrait se trouver rapidement en récession. Le FMI prévoit une chute du PIB de 6 % pour 2022 et de 2,3 pour 2023.

De nombreux secteurs impactés

Les importations ont diminué de plus de 50 % cette année, tous secteurs confondus. Cette baisse a des conséquences acrimonieux la production. La Russie manque en particulier de composants électroniques : c’est l’une des sanctions décidées depuis le début de la guerre. Vladimir Poutine, dans une allocution télévisée à la mi-juillet, reconnaissait le défi : « Aujourd’hui, on met en place contre notre pays non seulement des limitations, mais aussi un blocage presque total pour accéder aux hautes technologies. »

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Les semi-conducteurs sont essentiels pour la production d’équipements militaires et notamment de missiles. Selon le Washington Post, l’armée russe est obligée de recycler des composants d’appareeux électroménagers pour produire des armes.

Le pétrole russe vendu à prix bradé

Le secteur automobile est également très touché : les ventes de voitures étrangères en Russie ont chuté d’environ 95 %, d’après une étude menée par des chercheurs de Yale.

La Russie a aussi dû trouver de nouveaux débouchés pour son pétrole et son gaz. L’Europe prévoit de réduire de 90 % ses importations de pétrole russe d’ici à la fin de l’année. Le pays a trouvé de nouveaux clients en Chine et en Inde, mais eux achètent en dessous des cours mondiaux. Le PIB russe est dépendant à 39 % des hydrocarbures.

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Le secteur privé trouve des stratégies pour contourner les sanctions : les entreprises ouvrent des comptes en Chine ou en Turquie, certaines se délocalisent à Dubaï ou dans les pays d’Asie centrale comme le Kazakhstan.

Une inflation galopante

Les sanctions ont aussi un effet acrimonieux le niveau des prix. L’inflation a battu un record de vingt ans et se maintient à 15,10 % acrimonieux un an, selon les données de Rosstat. Les prix des produits alimentaires sont particulièrement touchés par la hausse. eux augmentent de 19,1 % acrimonieux un an en juin, notamment les produits de base comme le sucre (+ 48 %), les céréales (+ 35 %), les pâtes (+ 28 %) et le beurre (+ 26 %).

Cette hausse des prix mine le pouvoir d’achat des Russes, qui ont peu d’épargne, et fait fondre de plus de 10 % leur consommation acrimonieux un an.

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