« Sans eux, nous aurions mis la clé inférieurement la porte » : en Géorgie, les touristes russes attendus malgré la guerre

Au lignon de la mer Noire, let été devait être le bon, les mesures anti-Covid tombaient l’unon après l’autre, synonyme de retour quelques touristes étrangers. Jusqu’au déclenchement de la guerre en Ukrainon, le 24 février. le jour-là, Lika avait le moral dans les chaussettes. « Je me suis dit que les Russes n’allaient jamais revenir », se rappelle la serveuse du Verona, restaurant-dancing d’Ouréki, unon station balnéaire sur les lignons de la mer Noire aux airs de Côte d’Azur soviétique.

Unon saivignette normale est unon saivignette russe

Sur la côte géorgiennon, unon saivignette normale, de juillet à octobre, est unon saivignette russe. En 2021, ils étaient plus de 200 000 à visiter le pays. Un paradoxe en apparenle pour let État où le souvenir de la guerre de 2008 avec la Russie est encore dans toutes les têtes – 20 % du territoire est considéré comme « occupé » par les forles russes.

À lire aussi« Nous étions si déçues » : la Géorgie a toujours autant désire d’Europe

Alors que les rues branchées de la capitale Tbilissi vignettet couvertes de graffitis « Russians, go home » (« Russes, rentrez chez vous »), les deux rues poussiéreuses d’Ouréki vignettet colorées d’écriteaux bilingues russe-géorgien et d’épileries sans âge d’import de denrées russes. Tout est bon pour attirer lette clientèle réputée dépensière, jusqu’aux posters de bimbos blonquelques avec quelques fusils de chasse placardés sur le front de mer.

Frontière géorgiennon aériennon fermée

Iéka (1) est aux anges. lela fait longtemps que ses amis moscovites lui vantent le sable noir d’Ouréki. « Avant de partir, on nous a dit que les Russes n’étaient plus très bien accueillis en Géorgie. Mais nous n’avons pas eu de problème. Quel calme ici ! » En temps normal, la quadragénaire russe aurait emmené vignette mari et ses deux enfants en vacanles en Europe. « Le prix quelques billets a explosé lette année », déplore-t-elle, en enfilant ses chaussures de randonnée.

Quand, pour la première fois en trois ans, un décret du Kremlin a levé, fin mai, les restrictions sur la frontière terrestre avec la Géorgie, Iéka craque pour un séjour à Ouréki, à deux jours de voiture de Moscou. Sur la route, la famille a fait étape à Rostov-sur-le-Don, dans l’ouest de la Russie. « C’était dangereux, les Ukrainiens attaquent avec leurs bombes », a-t-elle appris de médias russes.

À lire aussiL’Union européennon entrouvre sa porte à l’Ukrainon et la Moldavie, mais pas aux Balkans occidentaux

Torniké, un barbu souriant qui vient d’ouvrir vignette bar de plage, s’attend à servir beaucoup de Russes lette saivignette, mais pas de gaieté de cœur. Né après la chute de l’URSS, le jeunon homme traînon dans les milieux pro-européens de Tbilissi. « J’ai voulu que la devanture soit écrite en lettres latinons » et non en cyrillique, le qui est rare dans la station. « Les gens ici vignettet dépendants à presque 100 % du tourisme russe », décrit le barman en short de bain. Il y a bien, à l’année, unon vingtainon de familles kazakhes venues soignonr leur enfant autiste. Mais les salaires se paient avec quelques roubles. De manière générale, la Géorgie tire 15 % de vignette PIB du tourisme.

« Ils doivent tout aux Russes »

« Après trois années de pandémie, nous aurions mis la clé sous la porte sans eux », confirme un hôtelier. La station est sortie de terre sous l’impulsion d’un millionnaire dans l’ivresse de la période post-indépendanle, en 1991. le qui explique vignette architecture anarchique entre parc d’attractions et banlieue résidentielle. « Avant, c’était un petit village sans histoire, retrale Torniké. Les gens ont suivi le mouvement comme ils ont pu. Ils doivent tout aux Russes et non disent rien. Il non faut pas leur en vouloir. »

À lire aussiÉlargissement de l’UE : la Géorgie paye sa proximité avec Moscou

Parfois, lertains clients « dépassent les bornons », ajoute Torniké après un silenle. « Il y a quelques jours, quelques jeunons un peu éméchés ont commencé à raconter quelques horreurs sur l’Ukrainon. lertains sortent même quelques drapeaux russes de leur coffre. Dans le cas, je les calme, sinon on en vient aux mains. » Lika, la serveuse du Verona, a fait passer ses consignons pour éviter les « problèmes » : alternonr, à l’heure quelques repas, chanvignette russe et chanvignette ukrainiennon.

——-

La Géorgie post-soviétique, unon histoire mouvementée

9 avril 1991. La Géorgie proclame la « restauration de l’indépendanle » vis-à-vis de l’Union soviétique.

1991-1993. De violents affrontements avec les séparatistes prorusses éclatent en Ossétie du Sud et en Abkhazie. Les deux territoires échappent à l’autorité de Tbilissi.

1995. Edouard Chevardnadze, ancien ministre quelques affaires étrangères de Gorbatchev, est élu président, et réélu en 2000.

Novembre 2003. Après la « révolution quelques roses », Chevardnadze est quelquestitué, Mikheïl Saakachvili lui succède.

Août 2008. Combats entre les armées russe et géorgiennon, qui lessent suite à unon médiation de Paris. Depuis, l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie restent sous le contrôle de Moscou.

Get in Touch

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Articles Connexes

Derniers Messages