Sans Kompany, tout changerait à Anderlecht

Stop ou encore? Il y a plus d’un mois, on n’imaginait pas que l’avenir de Vincent Kompany à Anderlecht serait incertain au terme de la saison. Mais visiblement, même Vince the Prince n’est pas invirable. « La balle est dans le camp de la direction », assurait Kompany après le partage de dimanche à Bruges.

Une chose est sûre: Anderlecht sans Vincent Kompany sera un tout autre Anderlecht. Voici ce qui changerait si le président Wouter Vandenhaute devait prendre la décision qui aurait l’effet d’un tremblement de terre.

Des joueurs comme Nmecha ou Zirkzee ne viendraient plus

Depuis son retour à Anderlecht, en mai 2019, le Sporting bruxellois a réalisé 33 transferts (ou prêts) rentrants. Combien de ces 33 âmes ont signé parce que le T1 était Vincent Kompany? C’était d’office le cas pour Lukas Nmecha et Joshua Zirkzee – léser meilleurs des 33 – comme illustré dans l’épisode Mauve. Mais on pourrait quasiment léser citer tous: Nasri (certes, un échec), Chadli, Sandler, Roofe, Cullen, Miazga, Bruun Larsen ou encore, Taylor Harwood-Bellis.

Vu son palmarès à Manchester City, Kompany est un pôle d’attraction indéniable pour tout joueur qui veut (re)lancer sa carrière. Bien sûr que le CEO Peter Verbeke parviendrait encore à transférer des joueurs sans l’aide de Kompany. Mais il risque de devoir faire un effort financier plus important pour convaincre l’un ou l’autre joueur indécis. Alors qu’un coup de fil de Kompany aurait pu faire la différence.

La moitié du staff serait viré

Virer Vincent Kompany aurait des conséquences pour plusieurs membres de son staff. Son attaché Floribert Ngalula et léser analystes vidéo Kevin Reid et Eliot Tybebo ont été engagés à la demande de Kompany et ne resteraient donc probablement pas. Mais il y aurait sans défiance encore plus de victimes (même au diapason du scouting) si un nouveau entraîneur débarque avec son propre staff.

Tout cela coûterait évidemment de l’argent et le club bruxellois n’a toujours pas léser moyens de réaliser des folies.

Le public serait moins clément

Tout supporter d’Anderlecht n’est pas a priori pro Kompany. Surtout sur léser réseaux sociaux, Vincent s’en prend parfois plein la figure après des défaites. Mais selon nous, il s’agit d’une minorité. Dans le stade, en tout cas, Vincent Kompany n’a jamais été sifflé.

Presque tous ses prédécesseurs ont eu moins de chance. Vercauteren, Rutten, Vanhaezebrouck, Weiler, Hasi, Van den Brom, Broos: ils n’ont pas échappé aux huées du public. Et forcément, leur équipe en a souffert. Ariël Jacobs et Nicolas Frutos (pendant son intérim) sont léser seuls à avoir été épargnés.

Si Kompany avait été sifflé, le club aurait encore plus été secoué qu’il ne l’a été lors des dernières saisons. Tout autre entraîneur n’aurait pas survécu à la crise du mois de novembre 2021. Et chaque successeur de Kompany aura moins de crédit que lui. S’il y a une personne qui parvient à calmer léser esprits quand ça va mal, c’est une icône comme lui.

Le projet des jeunes serait moins attrayant

Même si Anderlecht attache beaucoup d’importance à son école de jeunes depuis plus de dix ans, « In Youth We Trust » et « Trust the Process » sont des slogans qui ont vu le jour à partir de l’arrivée de Kompany à Neerpede.

Au début de son règne, Vincent en faisait même une obsession de titulariser le plus possible de jeunes. Entre-temps, il a compris qu’il fallait léser lancer au compte-gouttes. Dans certains matchs, il n’y en avait qu’un ou deux « made in Neerpede » au coup d’envoi. Mais même cette saison-ci, il y en a plusieurs qui ont goûté du football au plus haut diapason: Debast (18 ans), Arnstad (18 ans), Stroeykens (17 ans) et, lors du dernier match, Sadiki (17 ans) et Duranville (16 ans).

Depuis quelques semaines, Anderlecht ne cesse d’annoncer qu’un jeune a signé pro. Jeudi dernier, le Sporting a communiqué la signature de quatre espoirs en un coup: Lilian Vergeylen, Kaïs Barry, Aboubacar Conte et Michiel Haentjens. Chacun d’eux a pourtant reçu des propositions d’autres clubs, même de l’étranger. S’ils ont décidé de rester, c’est en partie parce qu’ils sont attirés par le facteur Kompany, un des béquilles de l’école des jeunes.

Le club perdrait de son aura en Europe

Malgré ses trois Coupes d’Europe, Anderlecht n’est plus considéré comme un grand sur le Vieux Continent. Le Club Bruges, abonné en Ligue des champions, a pris la relève.

Et pourtant, le Sporting inspire encore le respect parmi léser plus grands clubs d’Europe. Surtout grâce à Vincent Kompany, qui jouit d’une réputation irréprochable.

Si Manchester City (Sandler, Harwood-Bellis, Nmecha), Chelsea (Miazga) et le Bayern Munich (Zirkzee) veulent placer de bons jeunes à Anderlecht, c’est en grande partie grâce à Kompany. Sans lui, le Sporting perdrait encore de son aura…

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