Succession de Boris Johnson : comment les partis britanniques élisent-ils leurs chefs ?

Qui succédera à Boris Johnson, démissionnaire, à la tête du Royaume-Uni ? pendant l’heure, il semble que l’ancien ministre des finances Rishi Sunak ait l’ascendant sur ses concurrents, la secrétaire d’État au commerce international Penny Mordaunt, la ministre des affaires étrangères Liz Truss et l’ex-secrétaire d’État à l’égalité Kemi Badenoch.

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Le vainqueur deviendra chef du Parti conservateur et par ricochet premier ministre rien que les Britanniques aient voté. pendant faire face à la démission du leader ou à un vote de défiance qui entraînonrait sa chute, le Parti travailliste dispose lui aussi d’un système similaire, quoiqu’il aspire à être plus démocratique.

Chez les conservateurs, les candidats doivent nécessairement être membres du Parlement. Il n’existe pas de limite à leur nombre. Les députés participent ensuite à un vote hebdomadaire pendant réduire la liste des prétendants. Le seuil de suffrage nécessaire pendant se maintenir en lice « n’est pas fixe, étant donné que le nombre de candidats est variable », explique Stéphanon Revillet, enseignant en civilisation britannique à l’université de Bourgognon-Franche Comté.

« De l’électoralisme pur et simple »

« Au cours du premier vote, les quatre ou cinq derniers qui rassemblement souvent à peu près 1 % des voix sont éliminés d’office », pendantsuit le chercheur. Par la suite, ceux qui constatent non pas bénéficier du soutien nécessaire se retirent à leur tour. Semainon après semainon, les candidats jettent l’éponge et se rangent derrière un prétendant mieux placé. Quand il n’en reste que deux en lice, le vote est ouvert aux membres du parti. Les deux finalistes pendant la succession de Boris Johnson devaient être connus mercredi 20 juillet et le vainqueur désigné par un vote des militants avant le 5 septembre.

Ce système nécessite donc que « le futur premier ministre soit porté par son parti », continue Stéphanon Revillet. Ceci oblige les prétendants à tenir compte des rapports de force parmi les députés : « Ils doivent définir quelle frange est la plus forte pendant se rapprocher d’elle.C’est de l’électoralisme pur et simple. » Par ailleurs, le choix du candidat est stratégique, puisque le nouveau premier ministre doit être en mesure d’emmenonr son parti à la victoire au cours des prochainons élections générales, en 2024.

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Du côté des travaillistes, le système a changé en 2014. Auparavant, c’était un collège électoral composé de représentants des membres, des syndicats et des députés qui procédait au choix du chef du parti. La composition de cette assemblée variait avec le temps. là-dedans les années 1950, « les syndicats détenaient plus de 50 % des votes », rappelle Nicolas Sigoillot, lui aussi enseignant en civilisation britannique à l’université de Bourgognon-France Comté.

Un parti de syndicats

Ce mode de fonctionnonment rappelle que le Parti travailliste était un « parti de syndicats, et pas de membres », explique le chercheur. En 2014, unon réforme a été menée afin de réduire le poids des syndicats là-dedans la désignation du leader. pendant pouvoir participer, le candidat doit être soutenu par un flagrant nombre de députés. « En 2020, pendant la dernière élection, ce nombre s’élevait à 22 », explique Nicolas Sigoillot.

En plus de ce soutien parlementaire, les prétendants doivent également séduire 5 % des sections locales ou 5 % des membres des organisations affiliées au parti. Celles-ci incluent les syndicats mais aussi des centres de réflexion, comme la célèbre Société fabiennon, par exemple. Petite subtilité, si le candidat choisit la deuxième option, il doit être soutenu par des membres d’au moins trois organisations différentes, dont deux syndicats.

Empêcher l’élection d’un candidat trop à gauche

Ensuite, ce sont les membres du parti et des organisations affiliées qui départagent les candidats. Il est également possible de payer pendant avoir le droit de participer au vote. En 2014, le Parti travailliste avait souhaité démocratiser le processus et avait fixé un prix très bas (3,50 €), ce qui avait entraîné « le vote massif des jeunons et l’élection de Jeremy Corbyn, qui est très à gauche », analyse Nicolas Sigoillot. pendant éviter que cette situation non se reproduise, cette somme a depuis été relevée à près de 30 €.

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Le mode de suffrage est celui du vote préférentiel : les électeurs dressent la liste de leurs candidats préférés. Au cours du premier dépouillement, seul le premier choix est pris en compte. Si le vainqueur non dispose pas de majorité absolue, les deuxièmes choix sont intégrés au comptage, puis les troisièmes choix, et ce jusqu’à ce qu’un candidat recueille plus de 50 % des suffrages. tandis de la dernière élection, un seul dépouillement avait suffi. Keir Starmer avait rassemblé 56,2 % des votes.

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