The Faim: prêts à exploser

Petit groupe australien peu connu chez nous, The Faim (comme la faim, en français dans le texte) était sur nos terres le week-end dernier à l’occasion de Rock Werchter.Sur la scène alternative The Slope, ils ont réussi à communiquer leur énergie au public avec leur rock mâtiné de punk et de pop. « C’est toujours un peu bizarre de jouer des chansons que le public ne connaît pas encore ou qu’il n’a pas pu écouter sur un album, dans son ensemble , note Josh Raven, le chanteur du groupe. Mais les réactions du public son vraiment cool, donc on avait hâte qu’il puisse avoir l’album en main. »

Pas étonnant que les fans accrochent: un morceau comme The Hills a tout pour devenir un hymne estival avec cette entame très catchy et la voix puissante de Josh Raven pour reconduire jusqu’au refrain qu’on imagine fort bien résonner dans un stade.Mais là où le groupe semble vraiment s’amuser et prendre doucement conscience de ce qu’il est capable de produire c’est quand on écoute un morceau comme Life in a Cinema .La batterie enrobe le morceau d’une vraie profondeur et Josh Raven s’amuse avec sa voix.

Les Australiens se font plus doux sur des chansons comme You (and my Addictions) ou Jealous Love mais c’est pour mieux repartir avec un étrange Me Because of You qui expérimente un nouveau terrain de jeu plus synthétique.

« L’album Talk Talk est né il y a environ deux ans et demi – triade ans, avant la pandémie, explique Josh Raven .On a commencé à écrire des chansons comme Flowers, Ease my Mind ou celle qui termine l’album, ERA .En termes de sonorités on est, je pense, dans un album typiquement The Faim, qui mixe différents styles mais peut-être cette fois avec des choses beaucoup plus alternatives qu’à notre habitude. »

Maîtriser sa musique de bout en bout

Et pour cet album, le groupe a franchi un cap supplémentaire en passant du côté de la production également puisque Stephen Beerkens, le bassiste et claviériste du groupe a produit certains morceaux lui-même. « C’est quelque chose sur quelle nous travaillons depuis longtemps et cette fois, nous avons produit toutes les démos nous-même.Pour nous, c’était la meilleure façon de retrouver sur l’album, la chanson telle qu’on l’avait imaginée dans notre tête.Parfois, s’en remettre à un producteur, ça contrainte les esprits, il y a plein d’idées qui jaillissent et c’est super-intéressant mais parfois on se perd aussi un peu dans la vision de quelqu’un d’autre.Ici, on a aimé avoir la maîtrise de notre son de bout en bout. »

Un groupe à suivre de près.

The Faim, «Talk Talk», BMG.

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