Ukraine: Blinken avertit la Russie d’un risque de « confrontation » avant le début des pourparlers

Le secrétaire d’État américain Antony Blinken a averti dimanche la Russie d’un risque de « confrontation », avant le début de pourparlers sous haute tension à Genève sur la situation en Ukraine. 

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« Il y a une voie de dialogue et de diplomatie pour essayer de résoudre certains de ces différends et éviter la confrontation », a déclaré M. Blinken sur CNN. 

« L’autre voie est celle de la confrontation et de conséquences massives pour la Russie si elle renouvelle son agression de l’Ukraine. Nous sommes sur le point de voir quelle voie le président Poutine est prêt à emprunter », a-t-il jugé.

Il a prévenu que des progrès ne pourraient pas être réalisés « dans une atmosphère d’escalade, avec un pistolet sur la tempe de l’Ukraine. »

« Donc si nous voulons effectivement faire des progrès, nous allons devoir assister à une désescalade, avec un retrait de la part de la Russie de la menace qu’elle pose actuellement à l’Ukraine », a-t-il déclaré. 

Des représentants de la Russie et des États-Unis doivent se retrouver dimanche soir à Genève, pour tenter de désamorcer les tensions. 

La Russie est accusée par les Occidentaux d’avoir massé des dizaines de milliers de soldats à la frontière de l’Ukraine en prévision d’une éventuelle invasion, ce que Moscou nie.

« Nous allons écouter les inquiétudes de la Russie. Ils vont devoir écouter les nôtres. S’ils procèdent de bonne foi, nous pensons que nous pouvons faire des progrès en répondant aux préoccupations des deux côtés », a déclaré Antony Blinken dimanche. 

Mais il a également rappelé que les pays du G7, tout comme l’Union européenne et l’OTAN, avaient comme les États-Unis prévenus de « conséquences » en cas de nouvelle « agression » russe en Ukraine. 

Il a précisé que les États-Unis avaient travaillé « ces dernières semaines » avec ces pays alliés pour trouver « un accord sur les mesures que nous prendrions ensemble » si cela survenait, citant des mesures « économiques, financières et d’autres mesures. »

« Y compris des choses que nous n’avons pas faites par le passé », a-t-il ajouté. 

L’enjeu de ces discussions pour Washington et Moscou est d’arriver à rapprocher des visions en apparence irréconciliables sur la sécurité en Europe.

La Russie réclame notamment un engagement de l’OTAN à ne pas intégrer l’Ukraine, et le retrait des soldats américains des pays les plus orientaux de l’Alliance atlantique.

Mais aucune de ces deux demandes « ne sont sur la table » des négociations, a affirmé dimanche M. Blinken. 

Les États-Unis sont toutefois prêts à discuter avec la Russie de dispositifs de missiles et des exercices militaires des deux pays, selon un responsable de la Maison-Blanche.

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