Ukraine: discussions difficiles et nouvelle rencontre en mars

La Russie, l’Ukraine, l’Allemagne et la France, réunies sous le format «Normandie», ont mené des discussions «difficiles» sur la crise ukrainienne et prévoient une nouvelle rencontre en mars, a-t-on indiqué vendredi de sources française et allemande.  

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Les représentants des quatre pays, réunis depuis 2014 dans un format de discussions dit Normandie, consacré au processus de paix dans l’Est de l’Ukraine, ont mené jeudi à Berlin des pourparlers pendant neuf heures et demie.

Ces discussions se sont tenues alors que la Russie, qui a massé des troupes aux portes de l’Ukraine, est accusée de préparer une nouvelle opération militaire contre ce pays, des accusations rejetées par Moscou qui affirme vouloir juste assurer sa sécurité face à l’hostilité de Kiev et de l’OTAN.

«Les discussions ont été difficiles et ont permis de mettre clairement en évidence les différentes positions et les différentes options de solution», ont indiqué des sources proches des négociateurs français et allemands à l’AFP.

«La réunion a duré de longues heures et a été difficile», a abondé la présidence française.

«Aujourd’hui, nous n’avons pu aboutir à aucun document commun. J’espère que nous nous reverrons très bientôt et que nous poursuivrons les négociations», a pour sa part déclaré le négociateur ukrainien, Andriy Yermak. «Tout le monde est déterminé à obtenir des résultats», veut-il croire.

«La discussion entre les conseillers a principalement porté sur deux points : les mesures politiques telles que l’examen des lois que l’Ukraine doit, dans le cadre des accords de Minsk, discuter avec les séparatistes, et les mesures humanitaires accompagnant ces discussions, notamment en termes de libération de prisonniers», a détaillé l’Élysée.

Les accords de Minsk ont été signés en 2015 entre Kiev et les séparatistes prorusses de l’Est de l’Ukraine, qu’un conflit armé oppose depuis 2014, faisant plus de 14 000 morts selon un dernier bilan de l’ONU.

Les discussions butent notamment sur un aspect : «La Russie a accepté la négociation sur le fond, mais a finalement insisté pour qu’il soit écrit que l’Ukraine négocie directement avec les séparatistes, ce qui constitue la seule ligne rouge de l’Ukraine», selon la présidence française.

Après une pause de plusieurs mois, les discussions de ce format Normandie ont été relancées avec une réunion à Paris fin janvier, dans le cadre des efforts diplomatiques pour aboutir à une désescalade.

«Il a été convenu de se rencontrer à nouveau après les prochaines réunions du groupe de contact trilatéral en mars», a indiqué le gouvernement allemand, pour qui les parties «continueront à œuvrer pour la pleine mise en œuvre» des accords de Minsk.

Olaf Scholz se rendra en Ukraine lundi, avant d’aller mardi à Moscou.

«On continue à avancer sur le volet diplomatique», a confirmé le porte-parole du gouvernement français, Gabriel Attal, sur la radio Europe 1.

Le groupe de contact trilatéral réunit Moscou, Kiev et l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

Le président américain Joe Biden a appelé jeudi les citoyens américains à quitter l’Ukraine «maintenant» en raison du risque accru d’une invasion russe, en avertissant que la situation pouvait «vite s’emballer» malgré les efforts diplomatiques des dernières semaines.

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