Ukraine: la très faible position du Canada

Nous voici possiblement à la veille d’une conflagration entre l’Ukraine et la Russie et le gouvernement de Justin Trudeau est incapable de faire autre chose que d’ânonner de piteuses vacuités sur la situation. La politique étrangère à l’eau de rose du gouvernement Trudeau est en train de montrer ses limites, malgré le professionnalisme des diplomates canadiens.

C’est que l’aide internationale aux plus démunis ne suffit pas à fonder une politique étrangère. La politique internationale du Canada ressemble à celle de missionnaires catholiques progressistes. Pire, la vice-première ministre du Canada, Chrystia Freeland, est tellement engagée émotivement auprès de l’Ukraine, qu’elle risque de faire passer les intérêts de l’Ukraine avant ceux du Canada.

1. En quoi consiste la politique étrangère du Canada ?

La politique étrangère du Canada est remplie de programmes d’aide au plus démunis et de programmes de soutien aux droits des femmes. Ces objectifs sont louables, mais ils ne peuvent pas tenir lieu de politique étrangère. Bien plus, comme l’a montré la reconquête de l’Afghanistan par les talibans, cette politique coûte très cher et donne des résultats très médiocres. Si le Canada voulait vraiment jouer un rôle de leader à l’international et lutter pour les droits des femmes, il devrait commencer par prendre à bras-le-corps le problème de dictatures religieuses et annoncer qu’il luttera contre elles et leurs idéologies. Mais il est plus agréable pour le premier ministre de passer des vacances chez l’Aga Khan.

2. Quelles sont les relations entre le Canada et la Russie ?

Les relations entre le Canada et la Russie sont influencées de manière disproportionnée par Freeland. Cette dernière, de descendance ukrainienne, est tellement antirusse qu’elle a été interdite de séjour en Russie. Le site officiel du gouvernement du Canada annonce que le Canada « est aussi l’un des plus fervents partisans de l’aide humanitaire, politique et économique à l’Ukraine face à l’agression persistante de la Russie ». Faut-il vraiment s’en vanter ? Quels sont les intérêts réels du Canada dans ses relations avec la Russie et l’Ukraine ? Qu’en est-il de l’Arctique ? Des pays de la sphère d’influence de la Russie ? Du rôle de la Russie dans différentes instances internationales ?

3. La position du Canada est-elle tenable ?

Non. Joe Biden, dans un moment de sénilité dont il a le secret, a avoué que si la Russie se contentait de conquérir une petite partie du territoire ukrainien, les États-Unis et leurs alliés appliqueraient probablement des représailles limitées. Les pays de l’Union européenne eux-mêmes ne veulent pas risquer d’abîmer leurs relations avec la Russie et avancent prudemment sur la question. Mais le Canada est un des plus fervents partisans de l’Ukraine ! Quelle brillante position diplomatique !

4. D’où provient la position du Canada ?

La position du Canada sur l’Ukraine est un produit de la promotion abusive du multiculturalisme. À force de célébrer la diversité culturelle, faut-il s’étonner des égarements effrontés de Freeland ? De même, Harjit Sajjan, ministre du Développement international, nuit aux échanges internationaux entre le Canada et l’Inde. Pourquoi ? Parce qu’il est un sikh pratiquant et que les sikhs sont très mal vus par le gouvernement indien de Narendra Modi, qui entremêle l’hindouisme et l’ultranationalisme.

5. En quoi Trudeau est-il responsable d’une politique étrangère aussi faible ?

En politique étrangère, Trudeau n’a que des émotions de missionnaires progressistes. En temps normaux, cette vacuité politique est tolérable. Mais dans une période comme la nôtre, la position du missionnaire est dangereuse.

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