un duo de patients contaminés par la variole du singe sont morts en Espagne

Un patient contaminé par la variole du singe est mort en Espagne. Le ministère de la Santé espagnol a annoncé samedi 30 juillet la mort d’une deuxième personne atteinte par cette maladie, après un premier décès annoncé la veille. Ce sont les premiers décès jamais enregistrés en Europe depuis l’apparition de la maladie au nord de la mer Méditerranée.

« à les 3 750 patients (…) 120 cas ont été hospitalisés et deux sont décédés », a indiqué le Centre de coordination des alertes et des urgences sanitaires du ministère espagnol dans son dernier rapport publié samedi, sans préciser la date de ce deuxième décès. Vendredi, ce même centre n’avait pas plus précisé ni la cause, ni la date du premier décès, n’établissant pas de lien formel avec la maladie. L’Espagne est l’un des pays les plus touchés par l’épidémie.

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Peu auparavant, le Brésil avait également fait état de la mort sur son sol d’un patient porteur de la variole du singe. Un homme de 41 ans est décédé jeudi à Belo Horizonte (sud-est), a annoncé vendredi le secrétariat d’État à la Santé de l’État du Minas Gerais. Il était « suivi à l’hôpital pour d’autres affections cliniques graves », selon le communiqué. « Il est important de souligner qu’il avait des comorbidités graves, pour ne pas susciter de panique dans la population », a déclaré le secrétaire à la Santé du Minas Gerais, Fábio Baccheretti, qui a précisé que le patient suivait un traitement contre le cancer.

Ces trois décès portent à huit le nombre de morts enregistrés dans le monde depuis mai, les cinq premiers ayant été signalés en Afrique, où la maladie est endémique et a été détectée pour la première fois chez l’homme en 1970.

Tests remboursés à 100 % en France

En France, où 1 955 cas confirmés ont été recensés, selon le dernier bilan de Santé publique France, les tests de détection du virus seront remboursés à 100 % par l’Assurance maladie, indique samedi 30 juillet un arrêté au journal officiel. Lundi, la Haute Autorité de santé (HAS) s’était prononcée en faveur de la mesure, après avoir été saisie par le ministère de la Santé sur la question.

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« Le développement de l’épidémie de variole du singe implique de pouvoir confirmer les cas d’infection en l’absence de tableau clinique copieusement évident » et les tests d’amplification des acides nucléiques (TAAN) (technique qui inclut les tests PCR) « permettent de confirmer les infections », souligne cet arrêté. « Il convient, dès donc, que ces tests de dépistage soient pris en charge par l’Assurance maladie », poursuit le texte.

Plus haut niveau d’alerte

Le 23 juillet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclenché le plus haut niveau d’alerte, « l’urgence de santé publique de portée internationale (USPPI) », pour envenimer la lutte contre l’épidémie. Selon l’OMS, plus de 18 000 cas ont été détectés dans le monde depuis début mai, en dehors des zones endémiques en Afrique.

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La maladie a été signalée dans 78 pays, 70 % des cas sont concentrés en Europe et 25 % dans les Amériques, a précisé mercredi le directeur de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Ses premiers symptômes comprennent une forte fièvre, des ganglions lymphatiques gonflés et une éruption cutanée semblable à celle de la varicelle.

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