un loup de passage tue une brebis (Ciney)

L’attaque de Ciney succède à une autre survenue en avril 2020 à Rochefort, là aussi par un loup solitaire.

ÉdA – 501995392914

Un loup de passage a tué une brebis, début février, dans un élevage de Mozée. Une première dans la région.

Un cadavre de brebis ensanglanté dans une prairie. Des morsures à la gorge et au thorax typiques d’une attaque de loup. Les faits, relatés par nos confrères de MaTélé, se sont déroulés début février dans la ferme de Marie-Christine Rabeux-Cassart, située au lieu-dit Mozée, sur la route reliant Ciney à Sovet.

« Les experts du Réseau loup de la Région wallonne sont venus rapidement, explique l’agricultrice. Ils ont prélevé des échantillons et six semaines plus tard, on a reçu la confirmation: il s’agit bien d’une attaque de loup. On n’avait jamais vu ça dans les environs. » En avril 2020, un cas similaire s’était produit une trentaine de kilomètres plus au sud, dans un élevage de Briquemont (Rochefort). Deux agneaux avaient été tués par un loup de la lignée germano-polonaise, comme à Ciney. Dans les deux cas, il s’agit d’un individu isolé, de passage, en quête au gré de longues pérégrinations d’un lieu propice à l’établissement d’une nouvelle meute (il n’en existe qu’une actuellement en Belgique, dans les Hautes Fagnes).

Le prédateur a été dérangé par la lumière

« Ce matin-là, j’ai allumé un spot extérieur vers 6h10 et j’ai vu que le troupeau de moutons s’était déplacé, se souvient Marie-Christine Rabeux-Cassart. J’ai découvert le corps de la brebis attaquée et constaté qu’une seconde avait une blessure à la tête. Les autres animaux avaient cassé des fils et s’étaient regroupés au bout de la prairie, apeurés. Je dois avoir dérangé le loup car la bête avait été peu dévorée, m’a dit l’expert. »

Le grand prédateur étant juste de passage à Ciney et l’aléa d’une nouvelle attaque douteux, les agriculteurs ne vont pas investir dans des clôtures renforcées ou de coûteux systèmes d’effarouchement. D’autant que, au sein de cette ferme mixte, les 120 brebis du cheptel paissaient dans différentes parcelles au fil des saisons.

« On n’en fait pas une affaire d’état, mais on se pose quand même des questions par rapport à notre élevage de vaches limousines, poursuit l’agricultrice. Les vêlages ont lieu dans les prés en septembre-octobre, et il peut arriver que le loup s’en prenne à des veaux… »

L’attaque de la brebis par un loup étant confirmée, un dédommagement sera octroyé par la Région wallonne. « Ça ne remplace pas l’animal, mais c’est déjà ça, relève Marie-Christine Rabeux-Cassart.

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