un professeur de 27 ans condamné (Molenbeek-Saint-Jean)

Le professeur accompagnait ses petites victimes aux toilettes.

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Le tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé ce 23 mars une peine de 40 mois de prison avec un sursis probatoire à l’encontre d’un enseignant de 27 ans, prévenu pour avoir agressé sexuellement plusieurs enfants dans deux écoles différentes.

Le tribunal correctionnel de Bruxelles a prononcé, mercredi, une peine de 40 mois de prison avec un sursis probatoire à l’encontre d’un enseignant de 27 ans, prévenu pour avoir agressé sexuellement plusieurs enfants dans deux écoles différentes, entre 2014 et 2019. Le parquet avait recensé 26 victimes. Quelques-unes seulement s’étaient constituées partie civile au procès, via leurs parents.

L’enquête a révélé que le prévenu avait agi selon un même modus operandi avec chacune des victimes, de jeunes garçons âgés de 6 à 11 ans. L’instituteur les accompagnait aux toilettes, lorsque ceux-ci lui demandaient la permission de s’y rendre. Une fois à l’intérieur, il les agressait sexuellement.

Après une première plainte en octobre 2017, déposée par les parents d’un enfant victime, dans une école de Frasnes-lez-Anvaing, le prévenu avait été entendu une première fois par la police en juin 2018, mais avait nié les faits.

L’enseignant avait ensuite quitté ses fonctions, avant d’être engagé dans un autre établissement scolaire, à Molenbeek-Saint-Jean, où il a à nouveau commis des faits de même nature. Une seconde plainte avait été déposée en février 2019, après qu’un petit garçon a raconté à sa maman que son instituteur l’avait caressé dans les toilettes.

Le prévenu a été arrêté le 8 mai suivant, avant d’être libéré sous conditions. Il a alors avoué les faits graves qui lui étaient reprochés, affirmant « avoir dérapé » et disant « ressentir de la honte ».

«Pédophile en phase exploratoire»

Le rapport de l’expert psychiatre révélait que le prévenu est un « pédophile en phase exploratoire ». Le médecin indiquait que le jeune homme représentait un danger social pour des mineurs et il n’excluait pas une évolution négative vers une pédocriminalité prédatrice.

L’un des avocats de la partie civile avait expliqué au tribunal que, trois ans après les faits, le fils de ses clients restait réservé, redoutait le contact avec les adultes, surtout les hommes, et qu’il se montrait extrêmement pudique, ne voulant même plus se rendre à la piscine avec ses camarades de classe.

La procureure avait requis une peine de quatre ans de prison, avec un éventuel sursis probatoire, rappelant que le prévenu représentait un « véritable danger pour les mineurs dans notre société » selon le psychiatre. Elle avait déploré le discours très « égocentré » du prévenu lorsque celui-ci affirmait être aussi victime d’une déviance sexuelle qu’il n’avait pas voulue.

La défense, quant à elle, avait demandé au tribunal d’éviter à son client la prison, afin de ne pas mettre en péril tout le travail qu’il avait déjà commencé à accomplir avec une sexologue, ainsi que sa nouvelle formation dans un métier où il ne serait plus en contact avec des enfants.

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