violent à répétition vis-à-vis de sa compagne, « il n’a pas eu un mot d’excuse ou de regret » (Namur)

Le prévenu minimise les nombreuses scènes, affirme ne pas avoir porté les coups volontairement. Il risque 12 mois de prison.

Yannick, né en 1984, faisait opposition ce lundi à une condamnation à 12 mois de prison prononcée à son encontre le 8 novembre dernier. Plusieurs scènes de coups sur sa compagne, qu’il a rencontrée en 2010 et avec qui il a eu 2 enfants, sont évoquées. La première scène date de 2017, elle a eu lieu au domicile du couple, à Jemeppe-sur-Sambre. « Oui je l’ai frappée, mais pas exprès, elle m’a aussi donné des coups. »

Le 24 novembre 2018, de rage, il a brisé la vitre de la salle de bains dans laquelle sa victime s’était réfugiée. Le 21 mars 2019, il lui a porté plusieurs coups de poing au visage, entraînant une incapacité de travail de 16 jours. « Mais j’ai reçu des coups aussi « , ajoute le prévenu. Une série de coups simples portés entre le 4 décembre 2015 et le 21 mars 2019 est évoquée, tout comme des faits de harcèlement faisant suite à une séparation, entre le 21 mars 2019 et le 2 juillet de la même année.  » Je la contactais, c’est vrai, mais c’était pour revoir les enfants. »

Le conseil de Yannick plaide l’acquittement pour les faits de harcèlement et demande une suspension probatoire du prononcé de la condamnation pour les faits de coups, qui sont reconnus.

Le substitut Marganne requiert la confirmation de la peine de 12 mois de prison, sans s’opposer à un sursis probatoire, le prévenu y ayant droit. Mesure de faveur qui inclurait une formation à la gestion de la violence.  » Je suis toutefois choquée par son attitude, qui ne fait pas preuve de volonté d’amendement. Il n’a pas eu un mot d’excuse ou de regret, il évoque des coups involontaires. De nouveaux faits sont par ailleurs concernés par une information judiciaire. »

Jugement le 25 avril.

Get in Touch

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

Articles Connexes

Derniers Messages